Une formation drone pour devenir pilote professionnel ? Pourquoi pas !

Pour devenir télépilote professionnel, il est vrai qu’il vous faut de nombreuses heures d’entrainement, mais pas que ! La première étape à franchir est la formation drone.

En effet, piloter un aéronef non habité, autrement dit un drone, n’est pas chose facile. Une réglementation régie cette activité en France. Cette réglementation n’a cessé d’évoluer durant ces dernières années, jusqu’en 2018, où une batterie de mesures a été mise en place.

Si vous voulez devenir un pilote de drone professionnel, vous devez impérativement connaître ces mesures.

Quels sont ces mesures ?

Comme annoncé dans l’introduction de cet article, une batterie de mesures a été mise en place en 2018, et est toujours en application aujourd’hui. Ces mesures servent à bien apprendre à utiliser un drone. Toute la procédure se déroule sous l’autorité conjointe de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) et du Ministère français de la transition écologique et solidaire.

Voici en détail, ce qu’exige cette réglementation en matière de formation drone, selon différentes catégories :

1- Formation drone pour devenir pilote professionnel

De nos jours, l’utilisation des drones dans les secteurs professionnels est de plus en plus fréquente. De multiples entreprises font appel à des pilotes de drone professionnel pour le tournage de quelques vidéos promotionnelles. D’autres en ont besoin pour l’inspection de certaines zones ou habitations.

Il faut savoir que plusieurs tâches professionnelles demeurent hors d’atteintes pour l’homme, pour leur difficulté ou encore, dans une optique de sécurité.

Etre pilote de drone professionnel est donc désormais un métier qui doit s’apprendre par l’intermédiaire de formations du fait de nombreuses réglementations existantes.

2- Formation drone: Des secteurs d’activité divers

Généralement, les pilotes de drones sont des auto-entrepreneurs. Depuis l’ouverture du ciel français pour l’utilisation des drones civils, en 2012, cette pratique est devenue très répondue et les débouchés se multiplient.

Le secteur qui fait appel, le plus souvent, aux pilotes de drones professionnels est celui des agences de communication. Ce secteur représente ainsi près de 90% des utilisations de drones. Seulement, les drones sont largement utilisés dans d’autres secteurs comme le militaire. Un secteur dont on prévoit une nette croissance d’ici 2025.

Et c’est d’ailleurs dans ce sens que les réglementations dans ce domaine sont de plus en plus précises. Aujourd’hui, il est obligatoire de suivre certaines formations pour pouvoir s’aventurer dans de nouvelles voies professionnelles d’utilisation de drone.

3- Formation drone: A chaque secteur d’activité sa réglementation

Pour utiliser un drone, et ce, quel que soit le secteur d’activité, 5 modes opératoires sont possibles.
Les voici :

1- Utilisation d’un drone hors agglomération, avec un pilote professionnel positionné à 100 mètres de distance, en gardant le drone dans son champ de vision et avec une altitude maximale ne dépassant pas les 150 mètres. Le drone, dans ce cas, ne doit pas peser plus de 25 kilogrammes.

2- Utilisation d’un drone hors agglomération avec un pilote professionnel positionné à 1000 mètres de distance, sans garder le drone dans son champ de vision et avec une altitude maximale ne dépassant pas les 50 mètres. Le drone, dans ce cas, ne doit pas peser plus de 25 kilogrammes.

3- Pilotage du drone hors agglomération avec un pilote professionnel positionné à 1000 mètres de distance, en gardant le drone dans son champ de vision et avec une altitude maximale ne dépassant pas les 150 mètres. Le drone, dans ce cas, ne doit pas peser plus de 2 kilogrammes.

4- Pilotage du drone en agglomération avec un pilote professionnel positionné à 100 mètres de distance, en gardant le drone dans son champ de vision et avec une altitude maximale ne dépassant pas les 150 mètres. Le drone, dans ce cas, ne doit pas peser plus de 4 kilogrammes.

5- Utilisation du drone hors agglomération. Dans ce cas, aucune limite n’est exigée quant au positionnement du pilote professionnel. Le pilote n’est pas tenu non plus à garder le drone dans son champ de vision, mais ne doit pas le faire voler à une altitude dépassant les 150 mètres. Le drone, dans ce cas, ne doit pas peser plus de 2 kilogrammes.

4- Formation drone: A chaque vol son autorisation

Pour pouvoir piloter en toute légalité, il faut suivre une formation obligatoire. Cette formation permet au pilote professionnel de posséder les documents nécessaires pour cette utilisation. Il s’agit d’un certificat d’aptitude au pilotage de drone. Chaque pilote doit aussi détenir un brevet ULM ainsi qu’une attestation de formation lui permettant d’utiliser des appareils de catégorie UAV.

Si vous remplissez toutes ces conditions, vous êtes capable de vous inscrire sur la liste de la Direction Générale de l’Aviation Civile et d’avoir une déclaration de niveau de compétences.
Notons, par ailleurs, qu’à chaque fois que vous comptez utiliser votre drone, vous aurez besoin au préalable, de l’accord de la préfecture de votre département. Dans certains cas, il faudra même demander l’autorisation de l’aviation civile.

5- A chaque cas particulier, sa certification !

Un pilote professionnel de drone doit, en plus de l’obtention du certificat théorique, passer par une formation pratique obligatoire. Cette formation est toujours suivie d’un examen d’évaluation. L’examen en question diverge selon les conditions de pilotage. En voici plus de détails :

  • Premier cas : lorsque le pilote professionnel compte télépiloter son drone en le gardant dans son champ de vision, à 200 mètres de distance au maximum, et qu’il va le piloter hors agglomération.
  • Deuxième cas : lorsque le pilote compte faire voler son drone à 1000 mètres de distance. Il s’agit d’un pilote hors vue directe, hors agglomération et avec un plafond d’altitude qui varie selon la masse du drone utilisé.
  • Troisième cas : lorsque le pilote professionnel compte faire voler son drone dans des zones peuplées, le garder dans son champ de vision, et faire des prise aérienne durant la journée. Dans ce cas, un parachute peut être obligatoire pour protéger les personnes circulant dans ces zones. Mais, cela dépendra du poids et de la masse du drone utilisé.
  • Quatrième cas : lorsque le pilote professionnel ne veut avoir aucune limite de distance par rapport à son appareil, et compte le piloter hors des zones peuplées. Dans ce cas, seuls les pilotes d’avion ou d’hélicoptères habités et justifiants d’un minimum d’heures de vol en tant que commandant de bord sont habilité à le faire.

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